Marie Charrel

L’autrice

Marie Charrel est journaliste au Monde, où elle suit la macroéconomie internationale.

Elle est l’auteur d’Une fois ne compte pas (Plon, Pocket), L’enfant tombée des rêves (Plon, Pocket), Les enfants indociles (Rue Fromentin, Pocket), Je suis ici pour vaincre la nuit (Fleuve Editions), Une nuit avec Jean Seberg (Fleuve Editions), et a participé à plusieurs projets collectifs et recueils de nouvelles (L’Institut, PUG ; On tue la Une, Druide).

Marie Charrel sur Wikipédia.

Romans

La fille de Lake Placid, Editions Les Pérégrines, 2024
Les Mangeurs de Nuit, Éditions de l’Observatoire, janvier 2023
Qui a peur des Vieilles, Editions Les Pérégrines, 2022
Les danseurs de l’aube, Éditions de l’Observatoire, 2021, Livre de Poche 2023
Une nuit avec Jean Seberg, Fleuve éditions, 2018
Je suis ici pour vaincre la nuit. Yo Laur (1879-1944), Fleuve éditions, 2017
Les Enfants indociles, Éditions Rue Fromentin, Pocket, 2016
L’Enfant tombée des rêves, Plon, 2014, Pocket, 2016
Une Fois ne compte pas, Plon, 2010, Pocket, 2011

Recueils de nouvelles

On tue la Une, Druide (Québec), 2019
L’Institut, Presses universitaires de Grenoble, 2019


Livres

Les mangeurs de nuit

Hannah est une Nisei, une fille d’immigrés japonais. Si son père l’a bercée de contes nippons, elle se sent avant tout canadienne ; alors pourquoi les autres enfants la traitent-ils de « sale jaune » ? Jack, lui, est un creekwalker, il veille sur la forêt et se réfugie dans les légendes autochtones depuis le départ de son frère à la guerre. Le jour où l’ermite tombe nez à nez avec un ours blanc au cœur de la Colombie-Britannique, il croit rêver – la créature n’existe que dans les mythes anciens. Pourtant, la jeune femme inconsciente qu’il recueille semble prouver le contraire : marquée des griffes de la bête, Hannah développe d’étranges dons à son réveil.

Des années 1920 à l’après-guerre, Marie Charrel brosse le portrait d’une Amérique du Nord où la magie sylvestre s’enchevêtre à la fresque historique. Contes japonais, envois de lettres et légendes indigènes se lient dans une fabuleuse ode à la nature et à la fraternité.

« Les mangeurs de nuit », Editions de l’Obsevatoire, janvier 2023

QUI A PEUR DES VIEILLES ?


Alors que notre société vieillit, nous avons un problème avec les vieux en général et les vieilles en particulier, soumises à une double injonction contradictoire : être authentiques et naturelles, mais rester minces et jolies. Si elles sont moins regardées, invisibilisées, mises de côté passé un certain âge, de nombreuses vieilles se découvrent en contrepartie une liberté nouvelle. Est-ce cette émancipation qui nous rend parfois méfiants vis-à-vis d’elles ? Pourquoi la peur de vieillir est-elle toujours d’actualité ?

Mêlant témoignages, analyses historiques et sociologiques, références culturelles et réflexions de l’autrice sur son propre rapport à la vieillesse, Qui a peur des vieilles ? apporte un regard rafraîchissant sur une question politique toujours tabou et démonte les stéréotypes sur les femmes ménopausées.

Qui a peur des vieilles ?, Editions Les Pérégrines, septembre 2021.

Les danseurs de l’aube


EUROPE CENTRALE – ANNEES TRENTE. Après avoir fui la révolution russe, les jumeaux Sylvin et Maria Rubinstein se découvrent un talent fulgurant pour le flamenco. Très vite, Varsovie, Berlin et même New York sont à leurs pieds. Lorsque le Continent sombre dans la guerre, les danseurs sont séparés, et Maria disparaît. Pour venger sa sœur tant aimée, Sylvin ira jusqu’à se glisser dans la peau d’une femme. Et c’est ainsi travesti qu’il s’engage dans la Résistance pour lutter contre les nazis.

HAMBOURG – 2017. Lukas, jeune homme à l’identité trouble, rencontre la sulfureuse Iva sur la scène où Sylvin dansait autrefois. Fuyant leur passé, ils partent à leur tour en road-trip dans l’Europe interlope. Au fil des cabarets, leur flamenco incandescent et métissé enflamme les passions. Mais il suscite, aussi, la violence et l’intolérance. Jusqu’à ce que Lukas commette l’irréparable pour protéger Iva…

À près d’un siècle de distance, Marie Charrel retrace le destin d’artistes épris de liberté, rattrapés par la folie du monde. Mais prêts à se battre jusqu’au bout pour défendre qui ils sont.

« Les danseurs de l’aube », Editions de l’Observatoire, janvier 2021.

On tue la Une

Tuer la une. Expression québécoise désignant le fait de changer les grands titres d’un journal à la dernière minute, sous le coup d’une nouvelle majeure. Bref, un « sport » qui se pratique dans l’extrême urgence.

À une époque où les médias traditionnels traversent des temps difficiles, le recueil de nouvelles On tue la une propose une incursion dans les coulisses d’une profession que tout le monde connait… ou plutôt, croit connaitre.

Résumé

Leurs noms font les manchettes parce qu’ils les écrivent, les lisent, les mettent en ondes, les illustrent. Ils sont treize reporters, un caricaturiste et son complice à avoir pris la plume pour relever le défi lancé par Sonia Sarfati. Leur affectation ? Livrer une nouvelle ayant l’univers du journalisme comme toile de fond et dans laquelle serait commis un crime assez important pour faire la une : photographe de presse assassiné, match de soccer truqué, épidémie de dérapages politiques, infiltration qui tourne mal… Tuer la une ne fait pas de morts. Enfin, pas toujours.

Avec la participation de Marc Cassivi, Pierre Cayouette, Serge Chapleau et Yvon Landry, Marie Charrel, Luc Chartrand, Michel Jean, Catherine Lafrance, Robert Lamarche, Claudia Larochelle, François-Guillaume Lorrain, Isabelle Massé, Florence Meney, Hugo Meunier, Michèle Ouimet et Sonia Sarfati.

On tue la Une, Druide éditions, septembre 2019.

L’Institut

Quel regard porte un écrivain sur ses années étudiantes ?
Pour le savoir, on a donné carte blanche à dix-huit auteurs passés sur les bancs de l’Institut d’études politiques de Grenoble, en leur demandant d’écrire une nouvelle autour de leurs années Sciences Po.
Fictions, témoignages, souvenirs, ils se sont prêtés au jeu avec bonheur. Au fil des pages et au rythme des générations qui se sont succédé depuis 1948 dans l’école, on y découvre des intrigues improbables, on y croise des personnages délirants, on y noue des amitiés indéfectibles, on y voyage, on y rêve, on s’y découvre et on s’y perd…

Ces dix-huit nouvelles forment un cocktail littéraire délicieux, mettant en lumière cette période douce-amère, sans retenue, qui est celle de l’insouciance des premiers coups de foudre et des grandes promesses de la vie dans laquelle ces écrivains mordent à pleines dents – et nous avec eux.

L’institut, Presses Universitaires de Grenoble, octobre 2018.

Une nuit avec Jean Seberg

Lausanne, hôtel Beau-Rivage, 1970. Une jeune femme, algérienne par sa
mère, afro-américaine par son père, est missionnée par les Black Panthers
pour approcher un « gros poisson » et obtenir de celui-ci de quoi alimenter
les caisses du parti. Mais le « gros poisson » en question, Jean Seberg au
sommet de sa gloire, de sa beauté et de ses fragilités, se révèle moins
facile que prévu à amadouer. Elizabeth tombe sous le charme de l’actrice
qui, l’espace d’une nuit, bouleverse son regard sur l’existence et les luttes
pour lesquelles elle était prête à tout sacrifier.
Elle gardera de ces heures volées au monde le souvenir d’une amitié plus
intense que l’amour et plus forte que la mort, souvenir ravivé cinquante ans
plus tard, quand son petit-fils disparaîtra mystérieusement pour suivre à
son tour la voie de la révolte.

« Une nuit avec Jean Seberg », Editions Fleuve, 20 septembre 2018.

Je suis ici pour vaincre la nuit

» Il est désormais trop tard pour reculer. Trop tard pour ne pas sauter à pieds joints dans le cercle. »

Paris-Alger-Ravensbrück. Trois lieux pour retracer l’existence d’Yvonne Bellot, née Yvonne Brunel-Neuville, dite » Yo Laur « , fille d’artiste, artiste elle-même et arrière-grand-tante auréolée de mystère de l’auteure et narratrice de ce livre.

Enfant douée dans l’ombre de son père, élève talentueuse en quête de modernité, observatrice singulière dans la casbah d’Alger, Yo Laur fut tout cela, et aussi une épouse toquée de son homme, une frondeuse, une aventurière… jamais une mère. Elle a traversé des décennies de progrès, de beauté et de sauvagerie mêlés, défié les normes de son genre, croisé les légendes, de Gertrude Stein à Charles Nungesser, vécu comme elle l’entendait avant de s’éteindre parmi les femmes et les enfants du camp où elle fut déportée.
En reconstituant le puzzle familial à l’aide des pièces d’archives et de son imagination, Marie Charrel a tenu le pari d’éloigner sa peintre des ténèbres de l’oubli. Au-delà du témoignage sur cette femme exceptionnelle, se font écho, à cent ans d’écart, deux existences qui résonnent d’un même désir : vaincre la nuit pour vivre libre.

« Je suis ici pour vaincre la nuit », Fleuve Editions, 24 août 2017.

Les Enfants Indociles

« A qui appartient le monde ? », demande l’orphelin au plus vieux des anges de Corcomroe Abbey.
« Le monde, mon petit, appartient aux enfants indociles. »

Jeune femme bridée par sa timidité, Claire Jarnon trompe sa mélancolie en rêvant la vie des autres. Mais son quotidien est chamboulé le jour où sa grand-mère, un écrivain excentrique, disparaît en lui laissant un énigmatique jeu de piste.

Au fil des épreuves imaginées par la vieille dame, parfois ludiques, parfois cruelles, Claire croise des personnages extravagants qui feront de son parcours une véritable quête initiatique. Cette aventure la poussera à combattre ses peurs. Et surtout, à affronter le drame qui a bouleversé son enfance…

Marie Charrel dresse avec délicatesse et malice le portrait de trois générations aux prises avec leur désir de liberté. Un roman que l’on referme avec la furieuse envie d’oser les joies qu’on s’interdit.

« Les Enfants indociles », Rue Fromentin, 10 mars 2016.


« Les Enfants indociles », Pocket, 16 mars 2017.

L’Enfant tombée des rêves

Emilie, une enfant solitaire et débordante d’imagination, découvre que ses parents lui mentent sur ses origines et décide de mener l’enquête.

A 2 660 kilomètres au nord, quelque part en Islande, un vieux médecin retiré du monde tente d’oublier son passé.

Ils ne se connaissent pas. Pourtant, chaque nuit, ils sont poursuivis par le même cauchemar : celui d’un homme tombant d’un balcon.

Et si l’improbable rencontre d’Emilie et Robert brisait le terrible secret qui les unit ? Et si trouver la clef de ce rêve obsédant leur permettait de chasser enfin le fantôme qui les hante ?

« L’Enfant tombée des rêves », Plon, 13 mars 2014.


« L’Enfant tombée des rêves », Pocket, 3 mars 2016.

Une fois ne compte pas

« Charlie dite Charlotte est en colère. Contre son oncle, ce macho qui l’a élevée comme un p’tit mec, à la dure. Contre les hommes, aveuglés par sa beauté de saltimbanque, qui refusent de voir la fille tordue-bricolée qu’elle est. Certaines nuits, elle rêve qu’ils disparaissent : son oncle, les hommes, tous. Seule sur terre, elle serait libre, enfin.

Un matin elle se réveille dans une ville totalement déserte.

Ailleurs, au même moment, ils sont trois à voir aussi leur désir devenir réalité : Éric a l’occasion de réparer ses erreurs passées. Michèle retrouve sa jeunesse. Lorine devient la prestigieuse journaliste qu’elle souhaitait être.

Que faire de ses rêves lorsqu’ils se sont concrétisés ? Que faire de la solitude lorsqu’elle devient dévorante ? Que faire lorsque l’on découvre avoir construit sa vie sur un mensonge ? »

« Une fois ne compte pas », publié chez Plon, 16 avril 2010.

Publié chez Pocket, 7 avril 2011.

News

« Qui a peur des vieilles ? » dans les médias

« Les danseurs de l’aube » dans les médias

Dans la presse :

A la télévision :

Chez les libraires :

Sur les blogs :

Nos vies confinées

Chers lecteur.rice.s,

Pour faire face à la pandémie du Coronavirus, nous restons chez nous.

Pour protéger ceux que nous aimons, nos soignants, les professionnels de l’alimentaire, de la logistique et des services indispensables à nos vies, nous nous confinons.

Pour vous informer, je vous invite à consulter le site du Monde, où la rédaction répond en direct à toutes vos questions : www.lemonde.fr

Echangeons, restons en contact.

Sur www.vieconfinee.fr, vous retrouverez de courtes histoires et textes, rédigés dans l’espoir de vous distraire un peu.

Prenez soin de vous.

« Une nuit avec Jean Seberg » dans la presse

Boojum : « Un roman remarquable »

Marc-Olivier Amblard a chroniqué « Une nuit avec Jean Seberg » pour le site culturel Boojum.

Voici un extrait de sa chronique.

« De nouveau ici, nous retrouvons ce qui fait la sensibilité de l’auteure. Des personnages en quête, confrontés au basculement de leurs certitudes. Mais surtout, cette petite musique si prégnante, qu’est l’intrication des destins, la permanence des liens entre les générations. Hormis Sorj Chalandon et Philippe Claudel, cette tessiture là ne se retrouve pas souvent.

Peu s’en faut pour éprouver face à « Une nuit avec Jean Seberg » de Marie Charrel récemment paru chez Fleuve Editions, ce même genre d’émotions que l’on ressent face aux livres les plus forts de la littérature. Les chocs ressentis par ces quelques textes élus qui comptent longtemps après les avoir refermés.
Pour moi, Tout est illuminé de Jonathan Safran Foer par exemple, est de cette veine là (et le film !).
Ces intrications complexes de prime abord, où chaque personnage, à chaque époque joue sa partition. Mais où très vite la mélodie vibre et porte l’ensemble. Composant ainsi ce texte choral en une symphonie où les parties subliment le tout.
Dire que ce roman est remarquable est un doux euphémisme. Vite un autre !

Je laisse à Madame Charrel le mot de la fin : « Je suis convaincu que la vérité se dissimule dans les livres, pas vous ? »

« Histoire et la fiction se conjuguent avec subtilité »

Le site littéraire « Pause Polars » a aimé « Une nuit avec Jean Seberg ».

Voici un extrait de la chronique :
« Une histoire sur plusieurs époques où l’on retrouve des faits qui ont fait l’actualité et le devenir de certains pays. L’histoire et la fiction se conjuguent avec subtilité et revenir sur certains événements est vraiment intéressant et passionnant. L’écriture de Marie Charrel est très agréable, les faits bien expliqués sans aucune longueur. On ne s’ennuie pas une seconde, ce livre m’a permis de faire un pause polars et de faire connaissance avec un nouvel auteur dont je serai ravie de lire ses prochains romans. »

Yo Laur

Yo Laur, 1879-1944.

Fille et petite fille de peintre.

Femme libre, aventurière, résistante, déportée à Ravensbrück.

Retrouvez le destin de Yo Laur dans le roman « Je suis ici pour vaincre la nuit », paru chez Fleuve Editions.

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