Roman

Couverture de l'édition poche du roman « Les Mangeurs de nuit » de Marie Charrel — voir sur Le Livre de Poche Couverture du livre audio « Les Mangeurs de nuit » de Marie Charrel — écouter sur Hardigan

Les Mangeurs de nuit

Broché — Éditions de l'Observatoire · janvier 2023 · 295 pages · 21 €
ISBN 979-10-329-2149-4

Poche — Le Livre de Poche · mars 2024 · 330 pages · 8,70 €
ISBN 978-2-253-24530-8

Gros caractères — Éditions De La Loupe · septembre 2023 · 23 €
ISBN 978-2-38299-174-9

Livre audio — Hardigan

Hannah est une Nisei, une fille d'immigrés japonais. Bien que bercée de contes nippons par son père, elle se sent avant tout canadienne — et ne comprend pas pourquoi les autres enfants la traitent de « sale jaune ». Jack, lui, est un creekwalker : il veille sur la forêt et se réfugie dans les légendes autochtones depuis le départ de son frère à la guerre. Le jour où l'ermite tombe nez à nez avec un ours blanc au cœur de la Colombie-Britannique, il croit rêver — la créature n'existe que dans les mythes anciens. Pourtant, la jeune femme inconsciente qu'il recueille, marquée des griffes de la bête, développe d'étranges dons à son réveil.

Des années 1920 à l'après-guerre, Marie Charrel brosse le portrait d'une Amérique du Nord où se lient, dans une fabuleuse ode à la nature et à la fraternité, contes japonais et légendes indigènes.

Autour du roman

Les « picture brides » de Colombie-Britannique

Entre 1908 et le milieu des années 1920, plusieurs milliers de Japonaises traversèrent le Pacifique pour rejoindre au Canada des hommes qu'elles n'avaient jamais rencontrés, choisis sur simple échange de photographies organisé par des intermédiaires. Connues sous le nom de « picture brides », elles s'installèrent en grande majorité en Colombie-Britannique, où la communauté japonaise s'était développée autour de la pêche et de l'exploitation forestière.

L'internement des Japonais-Canadiens

En 1942, le gouvernement canadien ordonna le déplacement forcé de près de 21 000 personnes d'origine japonaise — dont les trois quarts étaient des citoyens canadiens — hors d'une zone de 160 kilomètres le long de la côte de la Colombie-Britannique. Bateaux de pêche, maisons et biens furent confisqués et vendus sans leur consentement ; les familles déplacées furent internées dans des camps de l'intérieur de la province jusqu'à la fin de la guerre, et il leur fallut attendre 1949 pour regagner la côte.

Une forêt pluviale ancestrale

La côte Pacifique de la Colombie-Britannique abrite l'une des plus grandes forêts pluviales tempérées au monde, où vivent depuis des millénaires plusieurs nations autochtones dépositaires de récits transmis oralement de génération en génération. Chaque automne, des observateurs y recensent les populations de saumons remontant les rivières pour se reproduire — un indicateur essentiel pour la santé de tout l'écosystème forestier qui en dépend.

Distinctions

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